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« Tous les présidents américains ont pratiqué des nominations politiques à la Cour suprême »

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09.11.2018

La juge de la Cour suprême américaine Ruth Bader Ginsburg, 85 ans, a été hospitalisée jeudi 8 novembre après s’être fracturé trois côtes. Vincent Michelot, professeur d’histoire politique des États-Unis revient sur le rôle et l’équilibre de cette institution.

Ruth Bader Ginsburg, le 26 septembre 2018. / KEVIN DIETSCH/UPI/MAXPPP

La Croix : Que vous inspire l’accident de santé de la juge Ginsburg ?

Vincent Michelot : Les médias américains se sont fait largement l’écho de cet accident. Cela est dû au fait que Ruth Bader Ginsburg (RBG) est la magistrate la plus connue des quatre juges progressistes de la Cour Suprême. C’est sans doute la plus à gauche. D’abord, il faut préciser qu’elle n’a rien de grave. C’est une femme de 85 ans, certes, mais qui s’est déjà remise d’un cancer et d’une opération cardiaque.

RBG, star des médias sociaux

La Cour suprême regroupe les pouvoirs détenus en France par la Cour des comptes, la Cour de cassation et le Conseil d’État réunis. Elle reçoit environ 10 000 demandes de saisines par an. Elle en accorde de 75 à 80, sur lesquelles elle rend des décisions. Tous les juges fédéraux – de première instance, d’appel et les neuf de la Cour suprême – sont nommés à vie par le président américain, avec le consentement du Sénat, dont la majorité est républicaine. Ces juges sont chargés d’appliquer la loi des États-Unis, pas celle des différents États fédérés. Lorsqu’un juge fédéral démissionne ou décède, le président propose un remplaçant, auditionné par la commission judiciaire du Sénat, puis approuvé par un vote du Sénat en séance plénière.

Le président Trump a-t-il une obligation morale de respecter un équilibre au sein de cette........

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