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La Cour des comptes met en cause l’ancien gouvernement

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29.06.2017

Sans mesure nouvelle, le déficit atteindrait 3,2 % du PIB à la fin de l’année et non pas 2,8 % comme attendu jusqu’à présent, du fait de la sous-évaluation des dépenses par l’équipe sortante.

L’ex ministre des finances, Michel Sapin et l’ancien président François Hollande. / GUILLAUME SOUVANT/AFP

Le compte n’y est pas. Présentant hier l’audit demandé par le nouveau gouvernement, la Cour des comptes a mis en lumière une situation budgétaire bien moins rose que dépeinte par le précédent gouvernement. Un constat résumé en une phrase : « En 2017, sans mesures nouvelles de redressement, le déficit public dépasserait de 0,4 point de PIB l’objectif pour atteindre 3,2 points de PIB. »

Pour expliquer ce dérapage, qui représente presque 9 milliards d’euros, la Cour a comparé les dernières prévisions de l’ancien gouvernement à la réalité du moment. En ce qui concerne les recettes, la différence tourne autour de 2 milliards. Un écart réel mais pas franchement inhabituel, l’estimation fiscale se révélant toujours un art délicat.

Le rapport souligne toutefois qu’« à hauteur des trois quarts, ces surévaluations sont dépourvues de justification technique et paraissent avoir été dictées par le souci d’améliorer artificiellement le niveau de déficit prévu ».

La critique s’avère bien plus sévère du côté des dépenses. L’ancien gouvernement semble avoir multiplié les prévisions désespérément optimistes et les oublis volontaires. Ainsi, la Cour des comptes estime l’écart à 7,3 milliards d’euros dans les différents ministères. Comme souvent, ce sont les crédits des opérations extérieures de la défense, de l’agriculture, du travail des affaires sociales qui ont été épuisés plus rapidement que prévu.

Une partie de ces dépenses se trouve toutefois compensée par des bonnes surprises, notamment sur le coût de la dette et la contribution française au budget européen. Une autre pourra être gommée par des « annulations de crédits », un grand classique qui permet tous les ans à Bercy de reprendre une partie des sommes alloués en début d’année.

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Mais le procédé à ses limites, souligne la Cour et ne permettra........

© La Croix