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Gilets jaunes, des comptes russes attisent les braises sur Twitter

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10.12.2018

Des comptes Twitter liés à la Russie semblent vouloir attiser la colère des gilets jaunes en publiant des milliers de messages sur le sujet. Le gouvernement a lancé une enquête pour connaître leur origine.

Y a-t-il une politique massive venue du Kremlin qui aurait permis d’« alimenter la colère en ligne » en France ? / Philippe Renault/Ouest France/MaxPPP

La Russie cherche-t-elle à souffler sur les braises de la colère des gilets jaunes ? Selon plusieurs entreprises spécialisées en cybersécurité, des comptes Twitter pilotés par les autorités russes auraient cherché ces derniers jours à amplifier le ressentiment contre le gouvernement français en publiant des milliers de messages sur le mouvement.

L’entreprise américaine New Knowledge indique ainsi dans un rapport relayé par le quotidien The Times, que plusieurs centaines de comptes « liés à la Russie » ont produit « en série environ 1 600 tweets et retweets par jour » sur le sujet des « gilets jaunes ».

« Ces comptes ont répandu de la désinformation, utilisant des photographies de manifestants blessés dans des événements sans rapports afin de renforcer le récit d’une police française violente », indique le quotidien britannique en citant la jeune entreprise américaine, présentée sur son site comme « spécialisée dans la lutte contre la désinformation ».

Autre acteur américain de la surveillance du cyberespace, l’Alliance for Securing Democracy (Alliance pour préserver la démocratie), financée par le laboratoire d’idées German Marshall Fund, surveille de son côté 600 comptes considérés comme faisant la promotion des positions russes.

Sur Internet, gilets jaunes et fausses informations

L’Alliance a remarqué que le mot-dièse #giletsjaunes s’était hissé en tête des thématiques abordés ces derniers jours par ces comptes, rapporte l’agence Bloomberg, alors même que les sujets abordés traitent en temps normal principalement de l’actualité américaine. Une remontée qui représente pour Bret Scafer, analyste cité par Bloomberg, un « indice assez fort qu’il y a un intérêt à amplifier le conflit ».

Y a-t-il pour autant une politique massive venue du Kremlin qui aurait permis d’« alimenter la colère en ligne » en France, comme le titre le Times ? « Nous n’avons pas interféré et n’allons pas interférer dans les affaires internes d’aucun pays, y compris la France », s’est défendu lundi 10 décembre Dmitri Peskov,........

© La Croix