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« Les travailleurs ne sont pas des robots »

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22.01.2019

À l’occasion de son centenaire, l’Organisation internationale du travail livre le 22 janvier ses recommandations sur l’avenir du travail.

Le rapport de l’Organisation internationale du travail pointe à la fois les risques et les opportunités des nouvelles technologies. / Aurelien Morissard/IP3 PRESS/MAXPPP

L’organisation internationale du travail (OIT) a 100 ans. L’agence spécialisée des Nations unies sur le travail – qui regroupe organisations patronales, syndicats de salariés et États – a été créée en 1919, dans le cadre du traité de Versailles, sur le principe « qu’il ne saurait y avoir de paix universelle et durable sans justice sociale ».

Pour célébrer cet anniversaire, une vingtaine d’experts du monde entier – réunis dans une commission mondiale sur l’avenir du travail – ont planché pendant quinze mois sur des recommandations pouvant valoir aussi bien au Bangladesh qu’aux Pays-Bas.

Leur rapport, publié mardi 22 janvier, met l’accent en particulier sur les risques et opportunités des nouvelles technologies – intelligence artificielle, automatisation et robotique – qui bouleversent le monde du travail, au-delà de la question du solde entre destructions et créations d’emplois.

Des salariés aux prises avec Big Brother

Parmi les opportunités, les experts relèvent que les téléphones mobiles permettent de prendre connaissance de possibilités d’emplois et d’y avoir accès, notamment pour les femmes dans les pays en développement. L’accès au financement et au crédit par le biais des services bancaires mobiles peut dans le même esprit donner un « élan considérable à l’entrepreneuriat féminin dans l’économie rurale ».

La technologie peut aussi « libérer les travailleurs de travaux difficiles, de la saleté, de la pénibilité, du danger et de la privation », rappelle le rapport. Les robots collaboratifs peuvent réduire le stress lié au travail et les blessures potentielles.

Les capteurs et........

© La Croix