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Migrants : Donald Trump veut interdire aux clandestins de déposer des demandes d’asile

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09.11.2018

Avec la nouvelle règle voulue par Donald Trump, les migrants n’étant pas arrivés sur le territoire américain via un point d’entrée officiel à la frontière avec le Mexique ne pourront pas déposer de demande d’asile.

Un officier des gardes-frontières américains patrouille à la frontière avec le Mexique, à Calexico (Californie), le 26 octobre 2018. / AFP

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé vouloir interdire aux migrants n’étant pas entrés légalement sur le territoire américain de déposer une demande d’asile, dernière décision en date du président sur l’immigration, dont il a fait son cheval de bataille.

"Notre système d’asile croule sous un trop grand nombre de demandes d’asile injustifiées, ce qui pèse de façon démesurée sur nos moyens, nous empêchant de pouvoir accorder rapidement l’asile à ceux qui le méritent vraiment", a déclaré jeudi 8 novembre le ministère américain de la sécurité intérieure.

Cette disposition, publiée par le ministère, devrait être signée rapidement par le président américain alors que des "caravanes" de migrants se dirigent actuellement vers les États-Unis. Elle est censée soulager un système déjà surchargé, quelque 700 000 cas étant actuellement en attente dans les tribunaux.

Durant les cinq dernières années, le nombre de personnes ayant déposé une demande d’asile a augmenté de 2 000 %, selon le département de la Sécurité intérieure, précisant que moins de 10 % d’entre elles sont finalement acceptées.

"Conformément à nos lois sur l’immigration, le président a toute autorité pour suspendre ou restreindre l’entrée d’étrangers aux États-Unis s’il considère qu’il en relève de l’intérêt national", affirme le communiqué.

Donald Trump entend ainsi faire usage des mêmes pouvoirs exécutifs que ceux dont il avait argué lorsqu’il avait pris, au tout début de son mandat en janvier 2017, un décret migratoire extrêmement contesté qui interdisait l’entrée sur le territoire américain aux ressortissants de plusieurs pays à majorité musulmane.

Dans sa dernière version, validée le 26 juin par la Cour suprême après de nombreuses péripéties judiciaires, ce décret ferme les frontières américaines aux citoyens du Yémen, de Syrie, de Libye, d’Iran, de Somalie, mais aussi de Corée du Nord et dans certains cas du Venezuela.

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