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« Si un jour notre centre d’accueil des migrants ferme, certains le regretteront »

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14.01.2018

TRIBUNE Guy Poupart, maire de Bonnelles (Yvelines). Cette commune de 2 000 habitants fut l’une des premières à accueillir des réfugiés en 2015, à la demande de l’État.

Bonnelles, le 9 septembre 2015. Les refugies Syriens et Irakiens en provenance d Allemagne arrivent au monastere des Orantes dans les Yvelines. / Albert FACELLY/Albert FACELLY

« Depuis deux ans, des migrants sont accueillis dans notre commune dans des bâtiments des années 1970 où vivent encore une dizaine d’orantes de l’Assomption, et que l’association Habitat et Humanisme du père Bernard Devert comptait transformer en lieu d’accueil pour personnes en difficulté. La réussite de cet accueil dépend en grande partie des sœurs qui y ont participé avec chaleur.

Le pape François est-il pour un accueil inconditionnel des migrants  ?

Le monastère a pour rôle de les loger et les nourrir jusqu’à ce que soit reconnu leur statut de réfugiés et qu’ils soient réorientés par petits groupes ou individuellement dans d’autres communes en France. Au départ, les premiers arrivaient pour trois mois, mais la plupart sont restés un an. Les services de la préfecture sont venus très souvent. La mobilisation des habitants a été également très importante. Une association a été créée qui donne des cours de français quotidiens, anime des ateliers de chant… Des médecins ont aussi constitué un cabinet médical temporaire.

Le rôle des communes comme la mienne, c’est à la fois de les rassurer et de leur dire qu’il faut apprendre le français, respecter les règles de politesse et de vie habituelles de notre société. Certains redoutaient des actes de vandalisme. Les religieuses, elles, ont fait le pari qu’il n’y avait pas à s’inquiéter. Elles laissaient la clé sur la porte de la chapelle et, de fait, il n’y a jamais eu le moindre souci.

Chronologie La crise des migrants au cœur du pontificat du pape François

Ce qui heurte, je crois, sur cette question........

© La Croix