We use cookies to provide some features and experiences in QOSHE

More information  .  Close
Aa Aa Aa
- A +

« Cherchez la faute ! » : une relecture stimulante de la Genèse

5 4 28
14.01.2018

À Paris, puis en tournée, le spectacle Cherchez la faute ! met en scène la relecture de la Genèse faite par la psychanalyste Marie Balmary.

La pièce invite le spectateur à participer à un séminaire d’exégètes étudiant le texte biblique. / Patrick Berger

Cherchez la faute !

d’après La Divine Origine de Marie Balmary

Théâtre de l’Aquarium, à Paris

Tout le monde connaît l’histoire. Dieu, un homme, une femme. Un jardin et, au milieu, un arbre interdit. Chacun sait – ou croit savoir – comment tournent les choses. Un serpent, la tentation. Ève mange le fruit, Adam fait de même. Dieu découvre la transgression et punit. Adam et Ève sont chassés du paradis. Et l’humanité se voit chargée à jamais d’une « faute originelle ».

Ainsi lit-on le début de la Bible, en ses premiers chapitres de la Genèse. Et générations après générations s’est transmise l’idée d’un premier péché et d’un Dieu jaloux et punisseur. Pourtant, en 1993, à rebours de lectures trop hâtives, la psychanalyste Marie Balmary proposait dans La Divine Origine. Dieu n’a pas créé l’homme (1), un tout autre récit.

Une interprétation respectueuse mais audacieuse, détonante et inspirante, s’ouvrant par la découverte que, dans ce texte, il n’est jamais question de « ratha », le mot hébreu désignant la faute ou le péché.

À lire aussi : « Actrice » : l’hommage de Pascal Rambert à l’art du théâtre

Porté par la force de ce livre, le metteur en scène François Rancillac a choisi de le mettre en scène en tentant de reproduire l’effet de surprise provoqué par sa lecture, ce moment où les yeux se dessillent. Pour cela, il invite le spectateur à participer à un séminaire d’exégètes étudiant le texte biblique. La scène a disparu : à peine arrivé, le spectateur s’assied à côté des quatre comédiens.

En proximité immédiate avec les acteurs, au milieu des bouteilles d’eau et des bibles éparses, équipé d’un........

© La Croix